Futur grand artisan de la loi de séparation de l'église et de l'état. Cofondateur de la Ligue des droits de l'Homme. Et prix Nobel de la paix 1927. Cette lettre prends pour support la.
Couverture et page de titre de la rare plaquette originale de La Voix de Guernesey, agrémenté d'un vers autographe de Victor Hugo à la 4e page. [Guernesey] Hauteville House - 2 février [1868] - Rare édition originale de La Voix de Guernesey tirée à 500 exemplaires et imprimée à Guernesey. In-32 (Taille : 13 x 9,8 cm). Onglet sur la dernière feuille. Cadre aimanté : 18 x 13 cm (inclus). Dans ce long et furieux poème politique de 16 pages imprimées sur papier très fin (3 grammes, destiné à voyagé clandestinement sous enveloppe pour échapper à la censure) Victor Hugo exprime toute sa colère et la honte ressentie après l'écrasement des troupes de Garibaldi par les armées française lors de la bataille de Mentana livrée le 3 novembre 1867. Travaillant à l'époque à l'Homme qui rit, Hugo fait une pause et écrit « 326 vers en trois jours » les 16, 17 et 18 novembre comme il le note dans son agenda. Du fait de la fragilité de la plaquette et de la finesse du papier, peu d'exemplaires nous sont parvenus. Cet envoi magnifiquement signé par Hugo est une réponse à une lettre du jeune Ferdinand Buisson, 26 ans, alors professeur de philosophie à l'Académie de Neuchâtel, écrite à Victor Hugo depuis Lausanne le 29 janvier 1868.Dans cette lettre, conservée aux archives de la Maison Victor Hugo (N° d'inventaire : a733), Ferdinand Buisson, également exilé du second empire, relate les actions locales qu'il mène pour promouvoir les idées de justice d'Hugo, sa fascination pour les Misérables et demande à l'illustre poète et combattant politique, l'envoi de La Voix de Guernesey et « quelques vers de vous [.] quelques vers inédit pour la Suisse!
Hugo offre son soutien moral, La voix de Guernesey comme demandé et un vers « inédit » à la page 4 : « Beaux, vaillants, jeunes, - morts! », corrigé de la main de Hugo par : « Hélas!
Vous voilà donc pour jamais endormis! Si de rares lettres de Ferdinand Buisson à Victor Hugo ont été conservées, ce document est peut-être le seul manuscrit autographe qui nous soit parvenu à ce jour de Victor Hugo s'adressant au futur pilier fondateur de la laïcité républicaine. De tout mon cour, Monsieur. Voici la Voix de Guernesey. Les vers que vous désirez sur la Suisse terminent Le régiment du baron Madruce dans la Légende des Siècles. L'avenir est aux nobles esprits et aux nobles cours tels que vous.Vive la république non locale! On lit en effet dans La Légende des siècles, au poème « Le régiment du baron Madruce ».
À l'heure où l'Europe enfin marchera seule, Tu verras accourir vers toi, sévère aïeule. La jeune Humanité sous son chapeau de fleurs ; Tes hommes bons seront chers aux hommes meilleurs. Les fléaux disparus, faux dieu, faux roi, faux prêtre, Laisseront le front blanc de la paix apparaître. En attendant, la Suisse a dit au monde : Espère!Elle a de la vieille hydre effrayé le repaire. Ce qu'elle a fait jadis, pour les siècles est fait.
La façon dont la Suisse à Sempach triomphait. Reste la grande audace et la grande manière D'attaquer une bête au fond de sa tanière.
Ci-dessous Victor Hugo par Nadar vers 1874. Ci-dessous Ferdinand Buisson en 1914.