« Cher Monsieur, Remplir aussi bien les blancs de mon discours, entendu par procuration, c'est du métier : bravo. Mais, ce qui n'est pas du métier, vous les avez aussi remplis avec beaucoup d'amitié. Je vous en remercie, vous et Carrefour, et prie de croire à mon très sympathique souvenir ». Dans cette lettre datée du 6 novembre 1946, Malraux remercie son interlocuteur d'avoir suppléé à son absence lors d'un discours public, vraisemblablement une conférence ou cérémonie liée à la revue Carrefour.
Il félicite la qualité de la prestation. Saluant à la fois la maîtrise oratoire et la chaleur amicale de son représentant. Le ton est à la fois cordial, élégant et spirituel, alors que Malraux revient sur le devant de la scène politique et intellectuelle française.Mentionner Carrefour situe la lettre dans le contexte immédiat de l'après-Libération, lorsque l'écrivain participe activement au renouveau des idées et au dialogue entre littérature et engagement. Pièce d'un grand intérêt littéraire et relationnel, témoignant du réseau intellectuel de Malraux et de son rayonnement au sein de la presse progressiste d'après-guerre. Signature nette et bien placée. Découvrez en exclusivité nos nouveautés et sélections : je m'inscris à la newsletter. Suivez-nous sur Instagram : Librairie Julien Eppe.