Autographe Lettre Signée

Gustave FLAUBERT / Lettre autographe signée / à Emile Zola / Théâtre / Paris


Gustave FLAUBERT / Lettre autographe signée / à Emile Zola / Théâtre / Paris

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Lettre autographe signée « Gve Flaubert » à Émile Zola Croisset, 8 oct. In-8° sur bifeuillet vergé bleu Marques de pliures inhérentes à la mise sous pli d'époque Petites annotations typographiques à la mine de plomb Infime rousseur, très légère marque d'onglet sur la 4e page.

Flaubert s'enquiert sur le dernier projet théâtral de son ami Zola. Charpentier [l'éditeur des écrivains naturalistes] m'a écrit que vous étiez désolé. Pouvez-vous me dire le moment précis où vous croyez être joué. J'aurais besoin de le savoir p [ou] r mes petites dispositions personnelles.

Donnez-moi qu [elqu] es détails sur votre affaire. Vous me ferez plaisir, tout à vous Gve Faubert ».

Flaubert fait ici allusion à la pièce de Zola, Les Héritiers Rabourdin, comédie en trois actes qui sera jouée au théâtre de Cluny quelques semaines plus tard, le 4 novembre 1874 (et simultanément publiée chez Charpentier). La pièce est un échec, boudé par la critique et le public. On connaît la longue réponse tourmentée de Zola, écrite le lendemain, et dont voici un extrait : « Si je ne vous ai pas écrit plus tôt, c'est que je n'ai pas voulu vous trop effrayer, en vous écrivant sous le coup de mes premières répétitions, qui ont abominablement marché.

] Je vous conseille d'être très raide pour la distribution de votre comédie [Flaubert avait en effet lui aussi un projet théâtral avec sa pièce Le Sexe faible] ». Edmond de Goncourt tenait quant à lui quelques propos lapidaires dans son journal : « Une lettre de Zola me force aujourd'hui [1er novembre] à aller voir la répétition de sa pièce. C'est à Cluny : une salle de spectacle qui, en plein Paris, trouve le moyen de ressembler à une salle de province [. Sur les planches, des acteurs comiques, qui ont la gaîté refroidie des pauvres acteurs qui ne dînent pas tous les jours.

C'est navrant, pour un homme de valeur, d'être interprété dans une telle salle par de tels comédiens. Et je ne pense pas sans tristesse à Flaubert, dont le tour va venir dans un mois [Le Sexe faible] ».

Cette lettre est restée dans la famille Zola jusqu'à la fin du XXe siècle. Mentionnée comme « non retrouvée » dans la Pléiade, Alexandrine Zola en avait transmis une simple copie à René Descharmes de son vivant. Ce dernier en fit la publication pour l'édition du Centenaire (voir infra).

Collection personnelle d'Émile Zola Puis Alexandrine Zola, par descendance Puis famille Le Blond-Zola, par descendance. 876 (transcription inexacte par endroits) Ouvres complètes, Corr. René Descharmes, Édition du Centenaire, Librairie de France, 1923, p.


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